Newsletter Lib’Express éditée par l’AraPL Grand Sud
Directeur de la publication : Xavier Pélicot, Président de l’AraPL Grand Sud

N° 42
Fév. /Mars
2019
 
Evénement .............................................................................................
"Le riant portail du midi" s’ouvre à l’AraPL Grand Sud

En implantant une agence à Brive-la-Gaillarde, l’association agréée occitane se rapproche des professionnels corréziens et œuvre au maintien et au développement du secteur libéral dans cette ville et dans ce département.
Les limites du Grand Sud sont-elles celles de l’Occitanie ? Pour l’AraPL Grand Sud, basée à Toulouse, préfecture de la nouvelle région Occitanie, les deux concepts géographiques peuvent aller très bien ensemble, car l’Occitanie historique et culturelle rayonne bien au-delà des limites administratives. Elle englobe un espace qui se confond pour une large part à la moitié sud de la France.

Capitale du Pays d’Oc, Toulouse jouit ainsi d’une attractivité très ancienne qui est demeurée solidement ancrée dans des territoires voisins, parmi lesquels le bassin de vie de Brive-la-Gaillarde, secteur le plus dynamique du département de la Corrèze.

A cette attractivité, s’en ajoute une seconde, celle de l’AraPL Grand Sud qui est l’une des plus importantes et des plus actives structures agréées implantées dans l’hexagone. C’est ce constat qui a conduit un important groupe de professionnels libéraux du bassin de Brive à rejoindre l’association toulousaine. Ce choix a été guidé par la nouvelle règlementation qui ne permet pas aux associations agréées de moins de mille adhérents de poursuivre leur activité.

L’AGPMP (Association de gestion agréée des professions médicales et paramédicales et libérales), créée à Brive il y a plus de trente ans, a ainsi proposé à ses adhérents de porter leurs regards vers Toulouse afin d’assurer la continuité et le développement des services qui leur étaient offerts jusqu’à présent.

  Le contexte briviste diffère en bien des points de l’environnement toulousain. Brive est une ville moyenne qui a retrouvé le chemin de l’expansion économique grâce à la réalisation des infrastructures autoroutières qui la placent à la croisée de deux grands axes : Nord/Sud Paris/Limoges/Toulouse et Est/Ouest Lyon/Clermont-Ferrand/Bordeaux. Elle retrouve de la sorte le rôle qu’elle jouait avec son étoile ferroviaire qui en faisait un nœud de communication stratégique.

Cette situation géographique a permis à Brive de conserver un bon niveau d’activités commerciales et de services. Les libéraux jouent bien sûr un rôle-clé dans le maintien et la qualité de l’offre de santé, mais également dans les domaines juridiques et techniques. En outre le tissu d’infrastructures permet à des professionnels de rayonner depuis Brive vers leur région, la Nouvelle Aquitaine, mais aussi vers l’Occitanie ou encore vers l’Auvergne-Rhône-Alpes et même vers l’Ile-de-France. Il était donc important pour la ville de conserver l’implantation d’une association agréée. C’est ce que permet l’arrivée de l’AraPL Grand Sud qui a la capacité de conforter ce noyau économique libéral, indispensable au cœur d’une zone marquée par la ruralité. Ce point est d’autant plus sensible qu’une partie du territoire corrézien bénéficie de mesures contre la désertification médicale. Les libéraux conservent ainsi un ancrage précieux pour le soutien à la création et au développement d’entreprises libérales.

Des professionnels libéraux de Brive et de ses environs témoignent de l’exercice libéral au quotidien dans leur bassin de vie.

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Le jeudi 18 avril
l’AraPL Grand Sud vous invite à une grande soirée au théâtre de Brive.
 
     
Regards sur un bassin de vie et de travail
  Jacques Chevrier,
ophtalmologue


Jacques Chevrier

 
 
Ophtalmologue à Brive, le Dr Jacques Chevrier était président de l’AGPMP. Il vient d’opter pour une adhésion à l’AraPL Grand Sud, soulignant que c’est une réelle chance d’avoir trouvé une association qui « reprenne le flambeau en s’installant dans sa ville ».

« L’AGPMP, relate le Dr Chevrier, comptait 850 adhérents, ce qui représentait environ la moitié des libéraux de la Corrèze. Notre association était très familiale. On se connaissait, on aidait les professionnels sans conseil à établir leurs déclarations. Quand nos adhérents ont su que nous devions fermer, ils ont craint qu’on les laisse tomber. Ils n’auraient pas compris que l’on ne fasse rien. En ayant choisi l’AraPL Grand Sud, on trouve une structure bien rôdée et proche de notre état d’esprit. »

Si l’AGPMP a d’abord rassemblé des médicaux et des paramédicaux, elle a su aussi attirer d’autres professionnels, avocats, consultants… Le Dr Chevrier souligne que le département accueille des jeunes libéraux, médecins et soignants, qui viennent s’installer dans les zones de revitalisation rurale.

A Brive même, les médecins, en particulier les spécialistes, connaissent une activité intense, peut-être même trop intense. Le Dr Chevrier indique, par exemple, que pour une consultation d’ophtalmologie il y a un an d’attente et pour la dermatologie le délai dépasse six mois ! Malgré cette surcharge de travail, le Dr Chevrier qui a bien connu la vie parisienne, ne regrette en rien son choix de s’installer dans la province limousine.

 

 
  J.-M. Comas,
endocrinologue-diabétologue


Jacques Chevrier

 
 
Endocrinologue-diabétologue, le Dr Jean-Marie Comas est solidement ancré à Brive où il exerce son activité, mais où il est également élu municipal. Il est maire-adjoint en charge de la culture. Il a à cœur de promouvoir sa ville et affiche sa satisfaction de voir l’AraPL Grand Sud prendre le relais de l’AGPMP dont il était adhérent.

« Comme tous les libéraux, dit-il, j’aime le contact humain et j’appréciais de bénéficier près de chez moi de cette aide comptable apportée par l’AGPMP. »

Remarquant qu’avec la fusion des régions, Brive se trouve « au fin fond » de La Nouvelle Aquitaine, il reste très soucieux d’œuvrer en faveur de l’attractivité de sa ville.

« On a su, souligne-t-il, défendre notre territoire, y instaurer une dynamique qui permet de faire venir des entreprises. Le cœur de ville est l’objet d’un projet de développement commercial, avec notamment la construction d’une halle alimentaire, et culturel, avec la Foire du Livre, le Festival international du moyen métrage, la Maison de l’Image… »

Le Dr Comas considère l’arrivée de l’AraPL Grand Sud à Brive comme un fait essentiel pour décloisonner le milieu des professions libérales, le soutenir comme cela était le cas précédemment avec l’AGPMP, le conforter le développer.

 
     
  Patrick Prat,
agent commercial


Jacques Chevrier

 
 
Agent commercial indépendant, Patrick Prat est basé en Corrèze à Ussac. Cette implantation ne lui procure aucune contrainte pour l’exercice de sa profession, car son secteur couvre à la fois La Nouvelle Aquitaine et l’Occitanie.

Spécialisé dans les domaines de l’énergie, de l’éclairage, de la connectique et de l’équipement électrique, il connait bien l’ancienne région Midi-Pyrénées dont il souligne le dynamisme.

Vice-président de l’AGPMP, il a participé à la réflexion sur la recherche d’une nouvelle association agréée : « Nous avions, se souvient-il, l’obligation d’évoluer vers un nombre d’adhérents pus important, ce que notre territoire ne nous permettait pas. Nous étions également attachés à la permanence d’une structure locale, car on se connaissait bien et on voulait conserver un état d’esprit familial.

La solution de l’AraPL Grand Sud est apparue la plus pertinente à cet égard. Ce choix devrait nous permettre de poursuivre nos actions d’accompagnement et de proposer des services renforcés, dans le domaine de la formation en particulier où il y a une forte demande. »

 
 
  Didier Salou,
conseil en affaires


Jacques Chevrier

 
 
Didier Salou est conseil en affaires. C’est un Corrézien qui connait bien la région toulousaine et sa « mentalité », car il a vécu plusieurs années à Pins-Justaret dans la banlieue de la ville rose.

« Le bassin de Brive, note-t-il, se distingue de la moyenne et de la haute Corrèze, car il est tourné à la fois vers l’Ouest, Périgueux et Bordeaux, et vers le Sud, Cahors et Toulouse. Nous sommes à deux heures de route de Toulouse, comme de Bordeaux. Mais si l’on est administrativement girondins, on est géographiquement et culturellement toulousains. A Brive, nous avons aussi le côté réservé des habitants du Limousin et une influence auvergnate. »

Pour Didier Salou, il ne s’agit en aucun cas de comparer les villes. Pour lui « on peut être libéral à Brive et y faire sa place, à Toulouse il y a du monde, c’est plus compliqué. »

Didier Salou qui connait bien la région parisienne pense qu’aujourd’hui Brive est redevenue un carrefour, positionnement qu’elle avait failli perdre en ratant le TGV. Avec les autoroutes, l’aéroport de Brive-Souillac et le projet de réhabilitation de la ligne ferroviaire POLT (Paris/Orléans/Limoges/Toulouse), il estime qu’il est possible d’attirer dans la cité corrézienne des cadres et des libéraux et d’y maintenir les jeunes. »