Newsletter Lib’Express éditée par l’AraPL Grand Sud
Directeur de la publication : Xavier Pélicot, Président de l’AraPL Grand Sud

N° 40
Octobre
2018
 
Ecoles ............................................................................................
Santé : des métiers plein d’avenir

Les activités liées au soin sont en pleine expansion. Les débouchés étant prometteurs, beaucoup d’étudiants n’hésitent pas à faire le choix d’une profession paramédicale. Nombre d’entre eux s’orientent vers l’exercice libéral. Visite au Pôle régional d’enseignement et de formations aux métiers de la santé où la plupart suivent leur formation.
En 2015, les écoles de santé réparties sur les différents sites du CHU de Toulouse ont été réunies au sein du nouveau quartier de La Cartoucherie dans un immeuble construit à l’initiative du conseil régional de Midi-Pyrénées. Elles fonctionnent aujourd’hui au sein de ce vaste bâtiment à l’enseigne de PREFMS, ce qui signifie Pôle Régional d’Enseignement de de Formation aux Métiers de la Santé.

Près de deux mille étudiants y accomplissent leurs études post-bac préparant les diplômes qui leur donneront accès aux professions paramédicales. Les cursus varient cependant sensiblement d’une activité à l’autre.

Les études sont pour la plupart couronnées par un diplôme d’Etat, mais certaines se concluent par l’obtention d’un master. C’est le cas, par exemple, des sages-femmes. La durée des études varie en conséquence de un an pour les aides-soignants à quatre ans pour les sages-femmes, les masseurs-kinésithérapeutes ou les infirmiers spécialisés. Pour ces derniers, cela concerne en particulier les infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire.

Le PREFMS accueille également d’autres formations spécialisées avec l’école des manipulateurs en électroradiologie médicale, l’école régionale des assistantes du service social, l’école des cadres de santé, l’école des ergothérapeutes, l’école des pédicures-podologues.

Si le CHU représente le débouché principal pour nombre d’élèves du PREFMS, ce n’est évidemment pas le seul et cela varie selon les professions. Si près d’un tiers des infirmiers et le quart des aides-soignants sont embauchés au CHU, la quasi-totalité des masseurs-kinésithérapeutes ou des pédicures-podologues s’orientent vers l’exercice libéral.

  Il s’articulerait autour de trois domaines : les sciences paramédicales, les sciences de la rééducation, les sciences infirmières. Les études seront couronnées par un diplôme d’Etat qui sera alors délivré par l’université.

Dans ce cadre, un autre cursus se met en place, celui d’infirmiers en pratiques avancées. Il se conclura par un master donnant le droit à ces professionnels d’intervenir, sous la responsabilité des médecins, comme assistants dans certains domaines comme la gériatrie, l’éducation thérapeutique, les maladies métaboliques… Cette formation crée un corps intermédiaire en pratique de santé. Elle sera ouverte à tous les infirmiers et infirmières, qu’ils soient salariés, fonctionnaires ou libéraux.

« Notre pôle, explique Patrick Fernandez, directeur du PFREMS, attire beaucoup de candidats car nous formons à des métiers qui offrent des débouchés. Nos soucis premiers sont de mettre l’accent sur la qualité, de sensibiliser à la gestion des risques et des événements indésir
ables.


• LA BIENTRAITANCE, UNE PRIORITE
La bientraitance est la priorité de professions qui touchent avant tout à l’humain. » La gestion des risques est une réelle préoccupation : « 80% de nos élèves infirmiers ont un Bac S, précise Patrick Fernandez. Mais beaucoup éprouvent des difficultés pour calculer des doses de produits à injecter aux patients. Ils ne parviennent pas à effectuer une règle de trois. Nous avons mis en place un outil de formation spécifique pour remédier à ce problème. Des notes éliminatoires seront appliquées si besoin, car l’erreur en la matière est un risque inenvisageable. »

Outre les enseignements relatifs aux soins, aux sciences, aux techniques et aux questions sociales, les écoles de santé intègrent dans leur cursus des heures de cours préparant à l’exercice professionnel qui nécessite au préalable une bonne connaissance de son environnement administratif, social, financier et fiscal futur. Des professionnels du droit, de la comptabilité, des assurances, de la banque interviennent à ce propos. Tout comme l’AraPL Grand Sud qui prodigue, au niveau de plusieurs écoles de santé, ses conseils sur l’accès à l’exercice libéral.




• UN LIEN PLUS ETROIT AVEC L'UNIVERSITE
Le projet gouvernemental de réforme de la santé va bien sûr avoir une influence sur le devenir de l’accès et du déroulement des formations. A la rentrée 2019, par exemple, le système de sélection « Parcoursup » sera appliqué pour les études d’infirmier.
Progressivement se met en place l’universitarisation des formations. Un département universitaire co-construit par le PREFMS et l’université Paul Sabatier pourrait bientôt voir le jour à Toulouse.

Quelques chiffres clés
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Le Pôle Régional d’Enseignement et de Formation aux Métiers de la Santé, c’est :
11 écoles et instituts spécialisés 1500 enseignants ou formateurs
1800 étudiants
1500 professionnels de soins diplômés chaque année dans le territoire correspondant à Midi-Pyrénées
600 professionnels de soins diplômés chaque année dans les écoles et instituts du CHU de Toulouse