Newsletter Lib’Express éditée par l’AraPL Grand Sud
Directeur de la publication : Xavier Pélicot, Président de l’AraPL Grand Sud

N° 36
Février
2018
 
Professions ......................................................................................

• CHIRURGIENS-DENTISTES : Un rajeunissement
Selon les dernières données établies par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), la profession de chirurgien-dentiste rajeunit du fait d’un accroissement du numerus clausus et de l’arrivée de professionnels diplômés à l’étranger (un tiers des nouveaux praticiens). L’activité s’exerce de plus en plus en groupe ou en société.

La DREES prévoit que les dentistes seront 18% de plus en 2040 avec un nombre de 48.000 actifs. Cela devrait compenser la baisse enregistrée ces dernières années et ramener à la situation qui prévalait jusqu’en 2000.


• ERGOTHERAPEUTES : Un métier pas assez reconnu
Organisme représentant la profession d’ergothérapeute, l’Association nationale française des ergothérapeutes (ANFE) œuvre à la constitution d’une identité professionnelle et à la mise en place d’une réglementation. L’ANFE estime que la pratique de l’ergothérapie ne s’est pas assez développée, ne bénéficiant pas du remboursement des actes par l’assurance maladie, au contraire d’autres activités paramédicales. Elle relève que les dernières réformes en matière de santé, notamment le virage ambulatoire, nécessitent d’accompagner la profession.


• INFIRMIERS : Revalorisation
Plusieurs modifications interviennent en 2018 dont une revalorisation de la majoration du dimanche et des jours fériés, ainsi que l’instauration de contrats incitatifs infirmiers.

La majoration du dimanche et des jours fériés progressera de 8 à 8,50 € à compter du 1er août.

Il est par ailleurs prévu le remplacement de la participation de l’assurance maladie pour la prise en charge des cotisations d’allocations familiales, dans le cadre des contrats incitatifs, par une aide forfaitaire annuelle. Celle-ci s’élève à 2500 € qui s’ajoutent aux 3000 € d’aide à l’équipement. L’objectif est ici de compenser la hausse de la CSG.


• MEDECINS : Dépassements d’honoraires en diminution
Vingt-trois spécialités médicales ont été analysées par la Caisse nationale d’assurance maladie. Toutes voient leur taux de dépassement reculer en 2016, mouvement amorcé depuis cinq ans. On observe cependant des variations : + 5,4% par exemple pour la médecine nucléaire ou + 6% pour les radiothérapeutes, mais + 92,9% pour les gériatres et + 98,2% pour les gynécologues médicaux. Les psychiatres avec - 11% et les obstétriciens avec – 7,7% enregistrent les baisses les plus marquées.

Ces résultats résultent, selon la CNAM, de la mise en place des contrats d’accès aux soins de modération tarifaire. 15.000 médecins ont déjà signé ces contrats.


• OSTEOPATHES : Une norme déontologique
Alors que de nombreuses professions de santé (médecins, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers…) disposent de leur propre code de déontologie, élaboré par des conseils nationaux de leurs ordres, ce n’est pas le cas des ostéopathes. Ils ne bénéficient actuellement que d’une norme européenne relative à la prestation de soins avec une annexe consacrée à la déontologie. Il existe également un Code de déontologie élaboré par le Syndicat français des ostéopathes, mais il n’est pas opposable à tous ceux qui pratiquent cette activité.

Pour que les ostéopathes soient encadrés et protégés, l’UPO qui fédère la profession a demandé à l’AFNOR d’élaborer une norme française complémentaire à la norme européennes.


• SANTE : Une charte déontologique pour les facultés
Les représentants des facultés françaises de chirurgie-dentaire et de médecine ont adopté une charte d’éthique et de déontologie afin de prévenir les conflits d’intérêt avec les industriels.

Le manque d’indépendance de certaines facultés à l’égard de l’industrie pharmaceutique avait été mis en exergue. Les étudiants doivent pouvoir bénéficier d’un encadrement qui leur garantit un apprentissage indépendant des intérêts particuliers, dans le respect des principes de transparence, de loyauté, d’impartialité et d’intégrité professionnelle et scientifique.